SAUVÉE PAR L’HUMOUR

Avoir son entreprise n’est pas toujours drôle. Même que par bout, il arrive que ça ne soit pas drôle du tout, principalement dans les premières années.

Je suppose que c’est pour ça qu’ils disent que, quand tu survis aux premiers cinq ans, le pire est fait. (NOTE : il ne faut cependant pas vivre dans le déni, après ces cinq années, il y aura toujours des défis…)

Je parlerai ici de mon expérience à moi, mais sachez qu’il existe autant d’histoires d’entreprises qu’il existe d’entrepreneurs.

Mon histoire d’entrepreneure à moi démarre donc avec Comme des filles Productions, une entreprise de production vidéo web et corporative qui a pour mission de faire briller les gens. Et ça marche, on fait briller les gens en vidéo depuis maintenant trois ans!

Une aventure qui a bien commencé : avec l’obtention d’un premier prix au concours Mon entreprise. À ce moment-là, même pas besoin de faire de l’humour, j’avais le sourire collé au visage et le cœur plein d’espoir.

Mais comme tout finit par passer, je me dois de vous révéler ce qui m’a aussi donné envie d’avoir un rictus à l’envers dans les derniers trois ans :

  • Faire des devis, faire des devis, faire des devis.
  • Remplir de la paperasse gouvernementale et etc.
  • Me faire dire non, me faire dire non, me faire dire non.
  • Remplir de la paperasse gouvernementale et etc.
  • Me questionner à savoir si je fais la bonne affaire.
  • Remplir de la paperasse gouvernementale et etc.
  • Manquer de contrats, être angoissée.
  • Remplir de la paperasse gouvernementale et etc.
  • Régler des problèmes et des différends.
  • Remplir de la paperasse gouvernementale et etc.
  • Arrimer l’arrivée d’un premier bébé et gérer l’entreprise.
  • Remplir de la paperasse gouvernementale et etc.
  • Perdre des collaboratrices et des collaborateurs.
  • Remplir de la paperasse gouvernementale et etc.
  • Être dans le jus.
  • Remplir de la paperasse gouvernementale et etc.
  • Remplir de la paperasse gouvernementale et etc.
  • Remplir de la paperasse gouvernementale et etc.

 

Tous les jobs du monde ont leur côté plate, qu’on soit entrepreneur ou non. La question qui tue est donc : quels désavantages on est prêts à endurer?

Je me la suis posé, cette fameuse question. Plusieurs fois. Et le poids de l’amour que j’ai pour mon travail a jusqu’à maintenant toujours pesé plus lourd dans la balance.

Afin d’avoir mon rictus vers le haut même en période de remplissage de paperasse ou en séance d’obstinage avec un tiers, j’ai donc fini par me dire : vaut mieux en rire. Ça ne veut pas dire de ne pas prendre les choses au sérieux, mais ça donne une certaine légèreté aux situations plus difficiles.

Je pense également qu’il est important de célébrer les petites victoires, que ce soit la fin de la période des impôts ou l’obtention d’un nouveau contrat. La vie professionnelle en devient plus heureuse et le quotidien d’entrepreneur plus léger. C’est donc par la suite plus facile d’aller vers le haut.

Tout ceci n’est pas une blague. Je vous l’ai écrit avec tout le sérieux du monde, le sourire au visage.

La vie est trop courte. De grâce, amusez-vous dans ce que vous faites.

P.S. : il m’arrive aussi de pleurer à certains moments, et ce, même si tout le monde me conseille de mettre mes émotions de côté dans ma vie professionnelle. Je suis plus ou moins en accord avec cet énoncé, mais ça serait trop long à expliquer ici. Dans un autre billet peut-être.

 

Marie-Pier

Présidente, Comme des filles Productions

Centre d’entrepreneuriat ESG UQAM

Contribuer au développement de l'entrepreneuriat et fournir des services de soutien au démarrage d'entreprise aux étudiants et diplômés de toutes les facultés et école de l'UQAM qui souhaitent lancer leur entreprise.

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